23:02 rue Bosquet n°21
75007 Paris
pas de taxi disponible pour Roissy demain matin
temps tres variable
2 negroni dans les veines
sac a dos north face 90 L, un rouge et un jaune, palmes cressi sub une jaune et une bleue
cerf volant, appareil photo, maillot de bain, kit de jogging
un guide du coin et une reservation pour l'hotel Riande Continental, Panama city, du 25 au 27
Sejour à Panama, au programme:
etant donné la position strategique de panama, la premiere chose qui vient à l'esprit c'est le trafic...peu importe navires ou cocaine...ou meme navires de cocaine, on trouvera quelque chose à trafiquer.

Apres les echecs successifs dans notre preparations de vacances (Lamu_kenya, Bali_indonesie, Yemen..., Los Roches_venezuela) nous avons finalment reussi à nous rencontrer 5 minutes sur skype pour pointer notre objectif sur l'amerique centrale. Plus exactement nous cherchions la mer et l'absence de touristes popolisés à la creme solaire au coco. Le choix s'est donc posé sur les iles San Blas et Panama


Pour les néophites Panama c'est:
le canal, la plaque tournante de l'amerique centrale (cocaine et origan), les chapeaux, les pavillons de complaisance (duty free area),mais aussi 51 Km entre atlantique et pacifique, le cordon ombilical entre amerique du nord et du sud, reserve planetaire de la biodiversité, iles paradisiaques, volcans, torrents, 745786879708 especes de moustiques differents ecc
plan:


et nous il y a quelques annees, en plein training
25 Juillet, 07h50, rue Bosquet 75007 Paris
Journée incroyablement ensoleillée. A peu pret tout est ok. Check. Toujours pas de taxi, ce sera bus et bus. Dernier pit stop à la salle de bain, café serré (on ne perd pas les bonnes habitudes), brosse a dents et direction CDG.
Vol continental pour New York Newark, escale cheeseburger, et finalment Panama city.
Notre prochain texte sera probablement ecrit de l'autre coté de l'atlantique..a plus..bisous.
Apres les premieres difficultes du taxi, nous voila enfin a l aeroport. 2 cafes, trois croissants, 1 coca, 2 ananas et un vol retarde, le notre. On arrive meme pas a partir!!! CDG est une jungle, pleine de vacanciers en short, stresses par des speakers qui braillent dans leurs micros, rappellant a l'ordre les derniers passagers du vol pour Toronto.

Notre plan B: Vacances a Paris
Nous voila donc en attente, apres avoir embarque nos deux valises colorees, du vol CO139 pour Newark dans un aeroport blinde de monde.....porte 48...delayed.
Eh oui, faut croire que le futur de la restauration aerienne est constituee de sanwich puisque nous y avons eu droit finalment dans chaque avion que nous avons pris (Continental Airline). Ce qui ne nous a pas empeches d'ailleurs de se payer un cheeseburger bien gras a Newark...
Nous sommes donc finalment arrives a Panama, a 21h45 locales, dans un aeroport surclimatise comme il est coutume dans ces pays. De la, taxi danger j'usqu'a la ville: 150 km/h sur une route limitee a 70, sans phares ni eclairage routier, avec un chauffeur apparement defonce, qui avait du mal a tenir les yeux ouverts et avec lequel nous avons eu un discours extremement interessant et utile:
Comme quoi on s'etait pas trompes sur les traffics du coin!
Panama au premier regard n'a pas l'air d'un paradis: gros immeubles pondus dans le chaos urbain, avec une circulation intense et peu de gens dans la rue ; quelque part ça ressemble un peu a Santiago del Chile.. Notre hotel y colle parfaitement!


26/07/2007: lever à 6h, petit dejeuner continental inclus dans le prix de l'hotel, matinée briefing à la recherche d'un vehicule pour notre trip sur Panama, et d'un telephone qui nous mette en comunication avec le monde..Resultat des courses: Nissan X trail noir, vitres tintées , porte bagages sur le toit, tuning et accessoires compris (pot complet Momo, aileron 45 pouces en carbonbeam, multiples autocollants et phares au cripton...) et un telephone alcatel exclusivementent espagnol d'une valeur de 21 dollars TTC.
Le reste de la journee fut heureusement plus culturel soit: taxi pour nous enmener j'usqu'à Casco Viejo la vieille ville coloniale de Panama, petit bourg sur la mer, avec vue sur la Panama moderne et ses buildings. Un petit coin paradisiaque à découvrir. Mixité sociale entre maison presidentielle et bronx local. Nous avons tourné un peu dans tous les sens cette petite ville tres semblable aux images de la Havana. Maison coloniales delabrées, pleines de couleurs vives, de gens souriants et accueillants. Notre recherche de l'authentique nous a poussé un peu trop loin dans les quartiers peu recomandés aux touristes avec camera à la main. Ainsi plusieurs personnes nous ont conseillé de partir...et nous n'avons rien ecouté. Rentrer dans les cours internes, voir les enfants jouer, les familles étendre leur linge et cuisiner ça vaut le detour. Mais notre trip aventure ne pouvait durer plus longtemps; c'est la police même qui nous a finalement recuperés et reconduis en camionette vers des zones plus sures.
Un petit quartier vraiment magnifique ou nous avons deja reservé une chambre pour notre prochain passage.
L'après midi, mercado del pescado (marché du poisson) et visite rapide des ecluses Miraflores sur le canal de Panama... Les écluses en soi ne sont surement pas un attrait touristique exceptionnel, mais l'immensité du site, le traffic intense et le role commercial de liaison avec le monde en fait quand même quelque chose d'assez impressionnant.
A cette heure ci le decalage horaire commence a se faire sentir..et nos deux popols decident donc de repasser par l'hotel, de retirer un peu d'argent et de se diriger vers l'Amador, trois petites iles situées à l'entrée du canal et reliées par une petite digue pour y prendre l'apero et le diner. Rapide essai des specialités de poisson mariné local (Ceviche), deux petites bières (Balboa) et retour obligé à l'hotel pour s'effondrer dans nos lits...eh oui, pour nous il est 6h du mat!
08h30 prise en charge du nouveau vehicule qui s'avere être un enorme pick-up, totalment neuf..le retard des proprietaires de l'agence nous laisse même deux heures de temps pour visiter les supermarchés du coin à la recherche de lotion anti moustiques et de dentifrice.
De là, route vers Portobello. L'état des routes du Panama est très variable; la méteo aussi. camions, charettes, magasins de friture en tous genres et publicités érotiques parsemées le long de la carretera.
A Portobello, ancien port d'echange de la côte, nous entamons la visite des anciens forts de défense contre les pirates qui convoitaient ce riche lieu de commerce.
Mais nous rentrons aussi en contact pour la premiere fois avec la plage, plus exactement avec playa langosta, petite plage publique très convoitée et lieu privilegié du pique nique anti-écologique.
Typique journée de plage du jeune panaméen:
3- Amener quads, trials, scooters et jetski
4- manger, s'amuser, danser, boire, se baigner le moins possible et tout laisser sur place en partant.
1+2+3+4 = une grosse decharge baléeaire
D'ou la decision de zapper definitivement le coin pour emprunter de nouveau les magnifiques routes du pays et rejoindre la cote pacifique.
Vers 17h nous arrivons à Santa Clara, costa pacifica. Il nous faudra donc environ trois heures pour se permettre le luxe de faire trempette dans les deux océans.
Santa Clara est quant à elle une plage magnifique: une étendue infinie de sable blanc bien préservée, lieu de sejour de l'élite panaméenne qui y construit d'enormes résidences secondaires.
D'ou la joie et l'envie de se trouver un coin paisible ou passer la nuit.
Mission accomplie à Las Sirenas: petit avre de paix sur la plage, maisonnettes, gazon, fleurs en tout genres et le bruit des vagues...
Pour maintenir comme meme un style de vie panaméen, diner en aire de repos des camionneurs de la panamericana, lieu de retrouvailles avec kiosques de fritura mixta, barbecue et boissons. Un must à ne pas rater.
Plus tard dans l'aprem, depart pour Ancon, et à la vue du bled, changement de programme et direction la montagne, plus exactement Santa Fe.
A Santa Fe, logement d'exception dans une maison en bois, au milieu de la foret, chez Stephanie, une Belge établie la-bas depuis quelques anneés.
Fini la balade; suite à crampes, ampoules et courbatures, nous décidons de filer de suite au confin du sud de la peninsule de Azuero, dans le petit village prometteur de Santa Catalina.
Le village est connu depuis quelques années par les surfeurs du monde entier qui y trouvent un spot ideal pour leur hobby. Grandes plages, grosse vagues et petit village totalement sous développé.
Nous passons donc la nuit dans le premier resort rencontré qu'un ami surfeur végétalien (Derreck) nous indique. Il s'agit de quelques cabanons sur une immense plage de sable noir, au confins de la foret tropicale, ou un couple d'italiens loge les surfeurs venus du monde entier et les nourrit aux pates.
01/08/07
Petit dej frit a la graisse de Porc.
Coeur de la culture Mamachi (paysans revolutionnaires), cerro Punta est vraiment un lieu enchanteur: flancs de montagne cultivés en parcelles multicolores, petites maisons parsemées au milieu des champs et bien sur fleurs de toutes les éspèces et couleurs à perte de vue...un milieu paysan tres humble dans un contexte d'Eden.
Mercredi 2 aout
Colation et mise a l'épreuve de notre monstrueux pick-up dans les sentiers extremes (sans rire) du parc national de l'Amistad, puis balade dans la foret pluviale avec une dizaine de touristes panaméens élevés a la graisse de porc.
Cause surpoids et montées raides dans les sentiers peu balisés, nous les perdons de vue apres 5 minutes, pénetrons dans la foret humide sans difficultés et bouclons le tour de la montagne 1h avant le guide.
Sur la lancée, nous rentrons a Panama city...430 Km avec notre camion et une météo qui ne trouble plus notre endurance.
NB: excès de vitesse d'un des deux concurrents (130 Km/h en ville) soldée par une corruption de fonctionnaire de la part de maitre Denicourt d'une valeur de 20 dollars. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'une coutume chez les "cops" du pays qui demandent en moyenne 5 dollars!!
Arrivée a Panama dans la soiree, dans le sympathique quartier de casco Viejo, ou nous logeons dans une petite cave pour le plaisir de nos fringues humides qui ne sécheront donc jamais!
Mercredi 1 aout 2007
L'odeur de moisissure de nos habits nous pousse a changer de chambre pour un espace plus ventilé.
Nous organisons par la meme notre depart et séjour a San Blas. Nous partons des le lendemain en voiture pour Carti ou un bateau nous attend pour nous enmener sur la première ile que nous avons decidé de visiter, accueillis par une famille Kuna qui y loge.
Départ en 4x4 pour Carti. Nous traversons la forêt aux toucans multicolores et aux papillons bleu éléctrique et nous arrivons finalement sur une immense étendue de boue le long d'un fleuve, lieu d'embarquement sur une pirogue Kuna qui nous enmène à travers la foret jusque sur les iles de l'archipel, plus exactement a Carti dont nous ne connaissons encore rien.
Il s'agit là d'un ilot entièrement recouvert d'habitations Kuna, peu semblable à une ile paradisiaque des caraibes. Il y vit une cinquataine de familles ( compter 17 membres par famille) d'autochtones, dits Kuna Yala, tribu indienne qui proclame son indépendence et qui administre depuis toujours l'archipel des San Blas, d'ou la préservation de ce territoire vis a vis du toutrisme de masse.
Huttes en bambou et feuilles de cocotier, étroites ruelles de terre, singes, perroquets, poules, chats, chiens et evidemment beaucoup d'enfants. Par la suite nous decouvrirons aussi d'autres éspèces moins sympathiques: rats, souris, cafards et araignées. Nous sommes hébergés chez l'habitant, Eulogio et sa famille dans une hutte traditionnelle qui se compose essentiellement de deux hamacs et de bouts de bois ou accrocher nos affaires. Nous y passons deux jours et deux nuits sous la pluie.
Des Kunas nous apprecierons leur tranquilité, la joie de vivre, la grande hospitalité, l'envie constante de faire la fête, l'esprit de famille et la conservation des traditions ancestrales. Cependant, nous deplorons leur manque d'hygiene et l'absence du respect de l'environnement. Apres ces deux jours de pluie et d'integration dans la vie Kuna, nous embarquons sur une pirogue pour rejoindre notre destination finale: l'ile de Kuanidup. Il s'agirait selon les dires d'une ile minuscule, munie de cabanes rudimentaires, plage et cocotiers.
Dimanche 5 aout
Avec notre tout nouvel ami Martin Mc Kenzie, prof a San Francisco, nous evacuons de l'ile de Carti des l'aube et entamons la petite traversée du golfe de Las Mulas, dans l'archipel des San Blas, apres avoir fait part de nos reproches sur l'insalubrité à notre ami Eulogio. Et nous arrivons enfin à Kuanidup, dont la decouverte est une vraie surprise. 70 m de diametre, entourée de sable blanc et d'eaux turquoises, recouverte d'un petit gazon vert, de cocotiers et de petites cabannes, Kuanidup ressemble vraiment a un petit paradis. Accueil chaleureux, service impeccable, silence, soleil.....le pied!
Pour la premiere fois dans tout le sejour, nous laissons derriere nous la friture et la graisse de porc pour retrouver une alimentation d'excellence: riz, legumes, fruits de mer, crustacés, poissons, vin, fruits exotiques et eau filtrée.
Lundi 06 aout
Le soleil se lève tot ce matin, comme pour saluer le départ de notre ami Martin Mckenzie, qui retourne à San Francisco retrouver ses eleves.
Nous entamons donc la journee avec une première baignade des l'aube, le petit dej, pause reflexion, snorkeling etc. Au bout de 24 h, enivrés par la douceur de la vie insulaire, nous commencons déja à rechercher les fonds nécessaires pour acheter une ile ou du moins y rester encore quelques années.
Vendredi 10 aout
5h du mat, reveil sur Kuanidup pour la majeure partie de ses habitants, qui quitteront avec beaucoup de regret ce lieu feerique.
Pour nous San Blas (au plus exactement Kuanidup) fut un repos bien merite qui nous a permis de profiter un maximum de la mer, de la tranquillité du style de vie et de conclure en beaute cette aventure. Nos journées etaient ponctuées par le lever a l'aube, le saut a l'eau du ponton, la pêche et le snorkeling (Barracudas, tortues, langoustes, raies, poissons tropicaux, serpents de mer, coraux, calamars,...), les repas succulents, les siestes et la lecture sur les hamacs, les averses et orages, les bières entre amis et les couches de soleil.
Dans notre petit coin de l'ile, comme des paysagistes professionnels, nous aménageons un coin Chill Out avec vue sur mer et remettons en état la petite plage devant notre cabanon, ce qui nous vaudra plus tard le trophée de l'amenagement du territoire. Le spot devient rapidement le point de repère pour Martin, Clara et Adam remarquables compagnons d'aventure avec qui nous partageons des moments inoubliables.
Nous laissons donc Kuanidup tres satisfaits, et embarquons avec Clara et Adam sur la pirogue qui nous enmène à l'aéroport, qui, nous le découvrirons en arrivant, n'est rien d'autre qu'une courte piste mal goudronnée dans la jungle.
Notre vol de retour est prevu pour demain matin, 9h40 avec escale a Houston Texas.
Dimanche 12 aout
Apres des heures et des heures de vol, une escale à laéroport G. Bush International de Houston renommé pour ses controles frontaliers démesurés, et une attente extenuante de la valise d4eric à CDG, nous parvenons finalment sains et sauf au domicile de la rue Bosquet.
Contents et pleins de bons souvenirs, nous mettons un terme à notre mission 2007 en Amérique centrale.
Pour tous les passionnés de voyage et de découverte, il semblerait que Panama représente encore une déstination privilégiée pour decouvrir les peuples et les paysages d'Amerique Centrale, sans risques particuliers et avec un change monétaire favorable et des prix contenus.































4 commentaires:
Olà amigos!
Voilà un petit coin de paradis pour un Parisien coincé dans son bureau... Keep it up! Posez, déclenchez, scribouillez, postez.
Je vous suis - you make my day.
ciao disgraziati!
fate un bagnetto e un'immersione anche per me,in ricordo dei vecchi tempi!
e portatemi un regalino!
baci baci
Marzina
hey,
magnifique moment d'evasion qui fait rever d'horizon lointain...
quel plaisir de partager votre modeste sort.
Biz biz
Merci pour ce supplément de vacances !
Tres sympa de suivre le cours de vos périgrinations... Quelle sera la prochaine destination ?
Adrien
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